Une activité physique régulière réduit le risque de maladie

Publié le : 12 avril 20237 mins de lecture

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande un minimum de 2,5 heures d’activité physique modérément intense par semaine et au moins deux jours par semaine d’activités de renforcement musculaire.

Plus de la moitié de la population adulte se déplace moins de 2,5 heures par semaine. Mais, l’exercice régulier ne protège pas seulement contre l’obésité et le développement du diabète de type 2, il réduit, également, la mortalité et le risque de maladies cardiovasculaires. Des experts ont parlé de l’importance de l’activité physique dans le traitement de l’obésité et du diabète.

Les recommandations des experts en termes d’entraînement physique

En France, 39% des hommes et 40% des femmes sont touchés par le surpoids, 17 % de la population adulte est obèse. Le risque de développer un diabète de type 2 est, particulièrement, élevé dans ce groupe. Il existe, également, un risque accru de conséquences sur la santé, telles que l’hypertension et les maladies cardiovasculaires. « Si l’on consomme moins d’énergie que ce qui est fourni au corps, le poids du corps augmente », explique le professeur Christine Graf de l’Institut du mouvement et des neurosciences de l’Université du sport de Cologne. Pour consommer plus d’énergie et maintenir ou réduire son poids, l’expert recommande une activité physique suffisante, tant dans la vie quotidienne que pendant les loisirs. « Si vous voulez faire quelque chose de préventif pour votre santé, vous devriez faire 10 000 pas par jour. Cela correspond à environ 100 minutes de marche rapide par jour », explique M. Graf. « En outre, environ 150 minutes (2,5 heures) d’activité physique par semaine, c’est-à-dire une activité physique modérée sous forme de cyclisme ou de natation, par exemple, sont nécessaires pour réduire le risque de maladies cardiovasculaires.

Effet du sport sur la santé

Ces recommandations s’appliquent, également, aux personnes atteintes de diabète. Une activité physique régulière contribue à améliorer la glycémie, la pression artérielle et le taux de graisse dans le sang chez les patients atteints de diabète de type 2. « Mieux le diabète est contrôlé, plus la qualité de vie et les attentes des patients sont élevées », souligne M. Graf. « Chez les personnes souffrant de prédiabète, le risque de tomber effectivement malade est réduit de moitié si elles font régulièrement de l’exercice et ont une alimentation saine et équilibrée. Cet effet est indépendant du poids, mais dépend plutôt de l’augmentation de la forme physique. « La condition physique est l’un des paramètres les plus importants pour le maintien d’une bonne santé, d’un taux de maladie et de mortalité plus faible », déclare M. Graf.

La quantité du sport dépend de son intensité

Les nouveaux arrivants et les débutants, en particulier, obtiennent une forte augmentation de leurs performances, au début de l’entrainement physique, et leur santé en bénéficie énormément. La quantité de sport que l’individu doit faire dépend, entre autres, de l’intensité de l’activité. « Une personne qui pratique des activités physiques modérées comme le vélo, où l’on transpire facilement et où l’on s’essouffle un peu, devrait prévoir au moins 2,5 heures d’exercice par semaine », rapporte M. Graf. Elle recommande des sessions de 30 minutes au moins 5 jours par semaine. « Les sports à plus forte intensité, tels que le tennis ou la course, nécessitent moins de 75 minutes par semaine, soit des séances d’entraînement d’une demi-heure, au moins 3 jours par semaine. Pour perdre réellement du poids, il faut viser 13 000 pas par jour et être modérément actif, pendant au moins cinq heures par semaine.

Le sport du Week-end : est-ce bon ?

« Cependant, de nombreuses personnes n’ont pas le temps de faire suffisamment d’exercice pendant la semaine. Ce serait, donc, une première mesure pour modeler activement la façon de travailler et de revenir au travail », déclare le professeur Martin Wabitsch, président de la conférence de la Société allemande d’obésité (DAG). En outre, il est, également, vrai que peu de sport est mieux que pas de sport du tout. « Ceux qui rattrapent leur retard le week-end, qui a été manqué au cours des 5 jours précédents, ne peuvent pas améliorer leurs performances à long terme, mais font néanmoins quelque chose pour leur santé », a déclaré le chef de l’Unité d’endocrinologie et de diabétologie pédiatrique de l’hôpital universitaire.

Selon une étude de l’université de Loughborough au Royaume-Uni, qui a analysé les données d’environ 64 000 adultes, les sports du week-end réduisent leur risque global de décès de pas moins de 30 % par rapport aux personnes qui ne font pas du tout d’exercice. Le risque de maladie cardiovasculaire est, également, inférieur de 40 % à celui des personnes qui ne pratiquent pas d’activité physique. Cela signifie que le programme sportif du week-end est relativement efficace, mais qu’il comporte, aussi, des risques. « Comme il s’agit d’un exercice très intensif, le risque de blessure et de surcharge est plus grand », prévient M. Graf. « Nous recommandons, donc, cette procédure plutôt à des personnes plus jeunes, il faudrait au moins procéder à un examen préventif approprié ».

En plus du sport, une alimentation saine aide à réduire le risque de maladie

Effectivement, en plus du sport, une alimentation saine peut aider à réduire le risque de maladies. Selon l’Organisation mondiale de la santé, une alimentation saine peut réduire le risque de surpoids, d’obésité ou de maladies non transmissibles. Le guide alimentaire du Canada souligne également que l’activité physique et une alimentation saine peuvent réduire les risques de maladies et améliorer la santé générale. Des sources telles que la ville de New York et la Ligue contre le cancer recommandent également une alimentation équilibrée et diversifiée pour réduire le risque de maladies. Enfin, des sites spécialisés dans l’alimentation pour le sport soulignent l’importance d’une alimentation adaptée pour les sportifs.